IMMOBILIER NEUF, LES PRIX DANS LES 22 REGIONS DE FRANCE
L'IMMOBILIER NEUF...
D'une région à l'autre, les prix moyens des appartements neufs, font le grand écart, selon les notaires de France. Ils reculent d'un peu plus de 4 % dans le Limousin, mais font un bond en avant de près de 28 % en Poitou-Charentes.
A fin décembre 2010, les prix des logements neufs proposés aux accédants à la propriété et aux investisseurs baissent dans de rares régions : Corse (-0,8%) et Limousin (-4,1%) et dans le nord de la France, ils affichent une hausse en moyenne inférieure à 5 %.
En revanche, dans le sud en raison sans doute de la proximité de la mer, les prix moyen au mètre carré ont tendance à s'envoler : Midi-Pyrénées + 9,6%, PACA + 10,5%.
Ils flambent même en Poitou-Charentes + 27,8% ! Dans cette région, le prix moyen ressort à 3.881 euros le mètre carré.
Toujours l'an dernier, un peu plus de 115.000 des ventes de logements neufs ont été conclues en 2010. S'inscrivant en hausse de 6,8% par rapport à celui de l'année 2009, déjà faste, ce score se rapproche des meilleures années de 2004 à 2007.
Poids prépondérant des investisseurs
« Cette embellie après la crise de 2008 résulte principalement de l'intérêt des particuliers pour dispositif Scellier dédié à l'investissement locatif neuf » commentent les notaires de France.
En effet, la part des investisseurs dans le nombre de ventes représente presque les deux tiers. Les années précédentes, les investissements locatifs ne totalisaient que la moitié des ventes des promoteurs.
Dans ces conditions, la part relative à l'accession à la propriété pèse pour un bon quart des ventes dans le neuf. D'autant plus que les accédants à la propriété ont du mal à boucler leur budget, si le prix moyen au mètre carré dépasse le cap des 3.000 euros.
En Ile-de-France comme en PACA, ce chiffre s'élève respectivement à 4.543 euros et à 4.295 euros, comme l'illustre la carte ci dessous.
Reste à savoir si le nouveau dispositif du Prêt à Taux Zéro amélioré (PTZ+) permettra de soutenir l'accession à la propriété et ainsi de rétablir dans certaines régions un meilleur équilibre de l'offre et la demande de logements.
Pour l'heure, ce financement sans intérêt destiné aux primo-accédants semble plutôt compenser la récente hausse des taux d'intérêt.
LES ECHOS
MARTINE DENOUNE
Publié le 28 04 2011