LES RESIDENCES MEDICALISEES (EHPAD) UNE FISCALITE ATTRACTIVE
Investir dans une résidence médicalisée (EHPAD) offre une fiscalité attractive, mais aussi un revenu régulier et pérenne.
A côté des résidences pour les seniors, il existe les EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes), autre forme d'investissement possible pour les investisseurs à la recherche non seulement d'une fiscalité attractive, les Ehpad sont éligibles au Bouvard Censi et au remboursement de la TVA, mais aussi d'un revenu régulier et pérenne !
Un secteur plus porteur que celui des seniors valides. « Mais attention , prévient Benjamin Nicaise, PDG de Cerenicimo, l'investisseur doit choisir son placement en fonction du rendement, et surtout pas de la plus value éventuelle, généralement décevante. »
Des besoins énormes à terme
Selon les projections de l'Insee, les 75 ans et plus seront 11,9 millions en 2060 contre 5,2 millions aujourd'hui.
Et les 85 ans et plus passeront de 1,3 à 5,4 millions avec une montée fulgurante des centenaires.
A ce rythme, les besoins sont énormes. « Il faudrait 8.000 lits par an alors que le plan Solidarité grand âge n'en prévoit que 5 000 en Ehpad » , estime Jean-François Gobertier, le président de GDP Vendôme.
L'investisseur n'a donc aucun risque de voir les locataires manquer.
Quelques opérateurs au demeurant peu nombreux, se sont spécialisés sur ce créneau dont l'offre reste relativement confidentielle.
Livrés au compte-gouttes
« Les Ehpad sont livrés au compte gouttes car, s'agissant de résidences médicalisées soumises à des autorisations spécifiques, elles mettent du temps à voir le jour » , confirme Jean François Gobertier.
Actuellement, on recense des opérations dans le centre de Grenoble, à Marseille, dans l'agglomération Nantaise ou Bordelaise, dont les prix oscillent entre 150.000 et 200.000 euros HT pour un investissement équivalant à 40/50 m², alors que la chambre acquise ne représente bien souvent que la moitié en superficie.
« En réalité, l'investisseur achète tout ce qui est utile au résident, c'est-à-dire le logement et l'ensemble des services », explique Jean-François Gobertier.
En outre, compte tenu des normes draconiennes à respecter, le surcoût de construction peut être de l'ordre de 20 %.
Malgré tout, le rendement est attractif : de l'ordre de 4,5 à 5 % net, hors fiscalité.
Les Echos - 08/04/2011 par COLETTE SABARLY